Apport de l’ostéopathie aquatique à la rééducation de patients opérés d’une rupture du sus-épineux

par Ségolène Vilpert DO, Laure Darraillans DO, Michel Dufresne DO, et Robert Meslé DO, Responsable du département de recherche de l’École Supérieure d’Ostéopathie de Paris Marne-la-Vallée
Résumé
Cette étude a été réaliser pour évaluer l’efficacité et l’intérêt de l’ostéopathie aquatique.
La population de l’étude se composait de 27 patients opérés d’une rupture du sus-épineux (muscle de la coiffe des rotateurs de l’épaule) et suivant une rééducation en centre, répartis par randomisation en trois groupes.
Les auteurs ont effectués un essai comparatif entre :
– la rééducation,
– la rééducation associée à l’ostéopathie
– et la rééducation associée à l’ostéopathie aquatique.
Le kinésithérapeute référent de chaque patient, a mesuré sur 15 jours, à l’aide d’un inclinomètre, l’évolution des amplitudes des deux épaules. L’évolution des amplitudes a été comparée dans les trois groupes.
L’ostéopathie aquatique et l’ostéopathie améliorent les résultats de la rééducation, de façon significative pour l’ostéopathie aquatique (p = 0,00002). D’autre part, l’ostéopathie aquatique semble être plus indiquée que l’ostéopathie pour les sujets hyperalgiques et ceux dont le schéma lésionnel comporte des dysfonctions d’origine psycho-somatique.

Image étude

Comparaison de l’influence d’une technique ostéopathique crânio-cervicale effectuée dans l’eau et sur table sur l’amplitude active des mouvements de flexion latérale de la colonne vertébrale

Par Christelle Rochette et Rafael Zegarra-Parodi
L’objectif de cette étude est de déterminer si une technique de décompression de la jonction crânio-cervicale utilisée en ostéopathie, pourrait exercer une influence à distance sur le contrôle postural : cette étude compare l’efficacité de cette technique sur table (ostéopathie traditionnelle) et dans l’eau (ostéopathie aquatique). 80 patients ont été divisés en quatre groupes
– un groupe d’étude d’ostéopathie aquatique : la technique a été réalisée dans l’eau ;
– un groupe témoin d’ostéopathie aquatique : les patients sont dans l’eau mais la technique n’est pas réalisée ;
– un groupe d’étude d’ostéopathie traditionnelle : le technique a été réalisée sur table ;
– un groupe témoin d’ostéopathie traditionnelle : les patients sont sur table mais la technique n’est pas réalisée.
Les auteurs ont mesurés sur chaque patient les amplitudes articulaires en inclinaison latérale (droite et gauche) avant et après la technique.
Les gains d’amplitudes en inclinaison sont plus élevés chez les patients traités en ostéopathie aquatique.